Un dernier tour en Gaspésie

Ça y est, c’est le dernier voyage…québécois ! Avant de venir, on ne connaissait pas trop le Québec et les endroits à visiter. Après 6 mois ici, la Gaspésie revenait quasi tout le temps comme la région à faire, même si la météo y est souvent capricieuse. Distante de 9h de Montréal, la Gaspésie demandait un peu d’organisation et on a finalement planifié ça à la fin de notre séjour, 13 jours de « vacances » on pourrait dire :-). Et comme les vacances sans les copains c’est moins marrant, Julien et Florian nous ont rejoint. L’équipe Gaspésie est au complet (petite pensée pour Julie T. qui n’a pas pu accompagner son prince dans l’aventure). Pour la première fois, on ne nous surclasse pas et on se retrouve avec une Toyota Matrix. La voiture est pleine à craquer en partant de Montréal , c’est un peu le risque quand on fait un road-trip sous tente et toutes les affaires que ça implique (tentes, matelas, réchaud, douches solaires, gaz, 5L d’eau, sacs…).

Voici l’itinéraire que l’on a effectué pendant 12 jours en s’appuyant sur des blogs, des guides et les conseils des locaux toujours enjoués et précieux :

gaspesiemap

JOUR 1 : Montréal – L’Anse St Jean

Anse St Jean - Saguenay
Anse St Jean – Saguenay

On prend la route en milieu de matinée vers Québec et on décide de faire un premier stop pour manger aux chutes de Montmorency déjà visitées précédemment pour montrer à nos visiteurs. C’est vraiment un visage complètement différent de l’hiver, le pain de sucre a disparu, l’eau a envahi la plaine et la tyrolienne ne désemplit pas. Juste assez de temps pour profiter pour déjeuner (ou dîner ici) et savourer l’excellent camembert normand ramené par Flo. On repart en direction de Saguenay pour dormir près du parc national que nous souhaitons visiter le lendemain. Nous dormons au camping de l’Anse St Jean (environ 30$ la nuit) et c’est l’occasion pour nous d’apprivoiser la matériel tout en profitant d’une vue sur l’anse imprenable. Une des deux tentes est au format lilliputien mais ça tiendra pour 12 jours 🙂

JOUR 2 : L’Anse St Jean – Grandes Bergeronnes

Premier réveil à l’aube pour admirer le ciel rosé offert, ça pique un peu mais ça sera notre rythme pendant les 12 jours pour profiter du soleil toute la journée. On attaque donc assez tôt la rando de la Statue dans le parc national du Fjord-du-Saguenay et c’est l’occasion pour Flo et Juju de découvrir la nature québécoise et ses habitants écureuils et porc-épic. Épique, la rando n’en est rien et nous bouclons ça assez vite pour arriver à la fameuse statue de la Vierge et surtout profiter de la vue sur le Fjord. Un autre arrêt à l’anse de la Tabatière accessible en voiture nous permettra de le voir sous un autre angle. On continue la route vers Tadoussac en prenant le traversier à l’embouchure du St Laurent. C’est l’occasion pour Rémi d’apercevoir par surprise au loin la première baleine et sa queue, à priori donc une baleine bleue.

Grandes Bergeronnes - observation baleines
Grandes Bergeronnes – observation baleines

On va donc de ce pas les observer de plus près au cap Bon Désir (prix d’entrée : 19.6$ pour 4) où des explications sur les différents types d’animaux peuplant le St Laurent nous aiguillent un peu sur ce qu’on essaie d’observer. Température plutôt fraîches et quelques marsouins et baleines lointaines à se mettre sous la dent. On en veut plus !

On trouve le camping Bon Désir pour la nuit avec une vue magnifique sur le St Laurent, l’endroit nous offrira un arc-en-ciel complet et de nouvelles couleurs de lever de soleil reflétées par l’eau.

 

JOUR 3 : Grandes Bergeronnes – Parc du Bic

Assez de voir des baleines de loin, on part les observer de près avec le zodiak :-).

On enfile notre pantalon de pêcheur ciré jaune, notre veste rouge flottante et notre super bonnet vert fluo. J’ai connu plus discret comme couleur pour partir à la chasse. J’espère que les baleines ne seront pas effrayées.

Grandes Bergeronnes - baleine
Grandes Bergeronnes – baleine

Nous sommes à l’affût de tout mouvement à la surface de l’eau. A droite ! On a aperçu avec Flo une forme à la surface de l’eau et on la pointe du doigt. Yvon, notre capitaine semble l’avoir vu aussi et enclenche un virage serré. C’est un rorqual d’environ 10-12 mètres qui se présente devant nous. Nous sommes chanceux car il est en plein repas à la surface de l’eau et nous pouvons le voir régulièrement. A chaque plongée on essaie d’anticiper ses mouvements pour deviner où il va remonter. Mais étant en chasse, il change rapidement de direction et crée la surprise en surgissant hors de l’eau. Notre capitaine ne cesse de rire et de s’esclaffer. Même après 20 ans en mer, il s’émerveille toujours autant de ce spectacle. Il nous explique que nous avons affaire à Three Scars. Il a hérité de son nom en raison des cicatrices sur son dos. Yvon aurait même participé à une époque à la libération de la bête dans les filets de pêcheur, sauvant Three Scars de la mort. La gorge du rorqual devient rouge vif tel un sportif en plein effort.

La brume est tombée et nous poursuivons notre expédition. Le bateau s’arrête et le moteur tourne au ralenti. Tous nos sens sont aux aguets. Nous remontons légèrement nos bonnets pour affiner notre ouïe. Une respiration à 11 heures ! On s’avance et on tombe sur une baleine à bosse. Celle-ci est détendue et ne remonte que toutes les 2-3 minutes ce qui lui permet de se cacher régulièrement dans le brouillard. Yvon indique que les baleines peuvent rester jusqu’à 40 minutes sous l’eau et les orques jusqu’à 2h !

L’expérience baleine terminée, nous voilà arrivés de l’autre côté du St Laurent à Trois Pistoles grâce au traversier et on remonte directement vers notre objectif pour la nuit : le parc national du Bic. Arrivés en fin d’après-midi, on a le temps de faire la petite rando des Anses qui offre des chemins bien différents entre les anses où l’on voit des phoques étendus et à travers les forêts où l’on scrute chaque buisson dans l’espoir de voir surgir un animal. On se contentera d’une biche et son petit depuis la voiture.

JOUR 4 : Parc du Bic – Parc de la Gaspésie

On a voulu encore profiter du parc du Bic en faisant la rando du grand tour. Cela nous évitait de replier bagage dès le matin et de dormir un peu plus (réveil 7h30 exploit !). Cette rando a la particularité de n’être accessible au complet que lorsque la marée est basse. On a donc suivi les horaires de marées pour s’y présenter et la rando s’est avéré très jolie et diversifiée entre les baies, les falaises et les forêts. Le chemin s’avère même difficile avec beaucoup de roches très coupantes en bord du St Laurent. On a même peine à

Parc du Bic
Parc du Bic

croire que l’on n’est pas en bord de mer au vu du paysage escarpé digne d’une côte façonnée par les vagues. A la fin de la boucle, on peut revoir les paysages du départ partiellement recouvert d’une brume imposante qui transforme totalement l’ambiance de ce lieu. Il est temps maintenant d’entrer en Gaspésie et on se dirige vers le parc national de la Gaspésie pour commencer.

Une fois à l’accueil du Parc, une ranger encore une fois super sympa nous donne les conseils pour les randos à faire et nous parle des caribous qu’elle a encore vu en nombre quelques heures plus tôt sur les sommets et que le temps sera correct le lendemain. Elle nous parle même de « Bienvenue chez les CH’tis », on lui fait donc toute confiance, on va voir des caribous, c’est sûr !

JOUR 5 : Parc National de la Gaspésie

Pour voir des animaux, il faut se lever tôt et c’est donc de bonne heure que l’on commence le tour du Mont Albert par l’ascension du Mont Albert (1150m) dans une brume assez glaciale. Une fois en haut, on peut observer le plateau qui se dresse devant nous pendant 5 minutes, juste le temps d’observer un jeune caribou. En s’approchant avec d’autres randonneurs, Rémi a pu le voir à moins de 5m, étonnamment seul puis la brume s’empare du lieu et ne la quittera plus. On a appris par la suite que la famille complète n’était qu’à 100m dans la brume mais on a préféré manger au refuge espérant une éclaircie. Notre chance de voir des caribous venait de filer.

Parc Gaspésie - descente Mt Albert
Parc Gaspésie – descente Mt Albert

La suite de la rando est en descente et se retrouve vite sous le soleil, on découvre une roche très brune parsemée de rivières et un dénivelé technique digne du GR20 puis des passages le long des rivières, lacs et forêts. Les récentes pluies qui ont frappé la région rendent le chemin parfois compliqué mais ça permet de voir des numéros d’équilibriste entre les flaques. On finit nos 18 kms en 5h et en allant voir notre ranger préférée, elle nous convint de ré-attaquer la quête des caribous le lendemain sur le Mont Jacques Cartier, lieu privilégié pour l’observation des caribous.  Le plat de pâtes traditionnel sera bien apprécié après ces efforts, encore plus lorsque Juju nous dévoile son secret du plat de pâtes en deux temps, la première cuisson, l’égouttage avec le couvercle, la chute des pâtes, la deuxième cuisson, l’égouttage gagnant et enfin la dégustation. Ça ne s’invente pas ! Assez rit, l’heure est au repos.

JOUR 6 : Parc de la Gaspésie – St Anne des Monts

Après une nuit difficile à cause de matelas gonflables capricieux, nous décidons de prolonger notre expérience au sein du parc national de la Gaspésie mais surtout de retenter notre chance pour apercevoir des caribous…!

Direction donc le Mont Jacques Cartier qui est avec une altitude de 1270m le deuxième plus haut mont du Québec !

Nous sommes samedi et au cours d’un week-end de 3 jours donc les québécois sont nombreux à souhaiter également profiter de ce mont, on nous conseille donc de prendre les premières navettes pour ne pas avoir la foule au sommet ! Une fois arrivés au début de la randonnée, mission est confiée à Julien de se lancer dans une randonnée express afin qu’il puisse nous faciliter notre recherche des caribous une fois la haut !

Son bel effort dans cette montée (en 45 minutes et le 1er au sommet!) a payé… En effet, notre juju national aura la chance d’apercevoir un caribou femelle selon ses dires… 20160903_105927-1

De notre côté, malgré une arrivée dans les premiers au sommet et un déjeuner dans le Sentier des caribous, nous n’apercevrons pas ces derniers… Décidément le jeu de cache cache se poursuit !

Heureusement, nous pouvons compter sur le paysage pour faire de cette randonnée un très bon moment ! Entre la plaine remplie de rochers et les monts qui nous entourent, nous sommes encore une fois impressionnés par cette nature éblouissante et ce malgré le froid du au vent qui souffle au sommet… (Ressenti proche de zéro)

img-20160904-wa0000Passé ce moment, c’est l’heure du départ du Parc pour continuer notre route !

Pour nous remettre de nos randonnées, nous avions planifié une soirée dans la célèbre auberge festive Sea Shak qui s’est finalement transforméte en apéro avec une très jolie vue sur la plage à cause d’un problème de réservation (n’en parlez plus à Rémi ça lui ferait trop de peines! ;-)). Ce sera aussi l’occasion de nous lancer dans notre premier camping sauvage sur une plage un peu plus loin.

JOUR 7 : St Anne des Monts – Anse au griffon

Réveil sur la plage. Je m’avance sur les rochers pour apprécier l’air marin. Je me remémore avec le sourire la soirée de la veille. Après une expédition recherche de bois dans les forêts aux alentours nous avons installé notre campement sur la plage. La nuit était belle et nous avons pu apprécier un superbe ciel étoilé. C’est alors qu’une surprise s’est présentée à nous. Au loin, des faisceaux blancs semblaient tomber du ciel. Étaient-ce des êtres venus d’ailleurs se posant sur Terre ?  Rapidement nos réflexes d’Islande se sont réveillés et nous avons sorti l’appareil photo. Ces faisceaux en réalité verts étaient des aurores boréales ! Le spectacle durera plus de 30 minutes.

Je reviens sur mes pas pour rejoindre les autres sortant des tentes. Après cette soirée je me sens vraiment en Gaspésie. Cette terre sauvage à l’est du Canada. Dernière terre avant l’océan…

St Anne-du-Mont - aurore boréale
St Anne-du-Mont – aurore boréale

Direction le parc du Forillon ! Rémi ayant entendu parler d’une auberge appelée le griffon située à l’anse au griffon, nous nous sommes donc dirigés vers celle-ci.

Une fois sur place nous avons été agréablement surpris par cette ambiance de tranquillité et de convivialité qui ressortait de cet endroit.

En effet, tout l’espace laissait présager une après midi repos et une bonne soirée : de nombreux jeux extérieurs (pétanque, lancer de fers,…) mais également intérieurs (billard, fléchettes,…) mais surtout un bar était en place avec de nombreuses bières québécoises à la pression !

Julien et Florian ont pu découvrir la spécialité du Québec à savoir la Poutine ! Et avec une sauce BBQ maison faite par le grand père du mari de la gérante (Oui Monsieur!)  En tout cas amusant de trouver un établissement réunissant un casse croûte, un bar laitier et… une buanderie ! Une fois rassasiés et avec des vêtements propres…euh enfin quasiment 😉 nous avons pu profiter du repos dominical au soleil en profitant des nombreux jeux disponibles !

Pas le temps de terminer notre partie de pétanque que nous sommes réquisitionnés pour aller chercher du bois afin de préparer un grand feu qui sera allumé le soir même ! Nos épaules ont souffert mais nous avons pu ramener un bon tronçon de bois, un arbre en fait ! Une fois la tâche accomplie nous avons donc logiquement mérité un petit apéro au soleil avec dans nos mains une petite bière québécoise en pression appelée la fin du monde issue de la brasserie Unibroue à 9° (digne de certaines bières belges).

Un grand feu, de la bière, des rencontres, de la bière, des étoiles, de la bière, des jeux, de la bière ! Bref nous nous sommes laissés embarqués par cette soirée inattendue qui restera dans nos mémoires (enfin pour ce qui l’en reste!)

JOUR 8 : Anse au Griffon – Parc du Forillon

Comme dirait l’autre « l’alcool est la réponse je ne me rappelle plus de la question »….

Au matin du jour 8, nous nous réveillons le cerveau un peu engourdi par la soirée de la veille !

Parc du Forillon
Parc du Forillon

Nous décidons tout de même de ne pas se laisser aller et de profiter du Parc du Forillon !

Nous partons donc pour une montée à laquelle notre corps n’était pas encore préparé afin de rejoindre le belvédère de bel ami qui nous offre une nouvelle fois une vue à couper le souffle mais à 360° svp !

La vue de l’océan Atlantique et de cette eau claire nous donne envie de tester la baignade depuis un petit moment… Il est donc temps de se jeter dans le grand bain !

Nous nous baignons (enfin trempons) dans une eau très fraîche à 14 degrés mais en compagnie d’un phoque venu nous tenir compagnie !

Parc du Forillon
Parc du Forillon

Après s’être baignés nous profitons d’un pique nique sur la plage avec notre réchaud !

Pour la suite direction le bout du monde ! Toujours dans le parc du Forillon, nous arrivons en effet sur la pointe de la Gaspésie !

 

 

 

La route serpente entre des parois rocheuses et nous traversons régulièrement des mini villes qui semblent figées dans le temps. On joue au jeu du premier qui voit une âme qui vive. Qu’est-ce que ça doit donner l’hiver ? Ces maisons un peu style maison de poupée peuvent se révéler charmantes. On apprécie notamment celles bleues vif ou rouges. On note également rapidement qu’il n’y a aucune clôture entre les maisons. Cela accentue la sensation d’espace en ces lieux.  Le trajet est parsemé de phares. Nous atteignons même le lieu appelé “Bout du monde” qui se termine par une falaise appelée Shiphead en raison de sa forme rappelant la proue d’un bateau. Sur ce lieu un dernier phare vient marquer la fin du Canada. A l’intérieur de celui-ci des photos nous illustrent cette époque du 19e siècle avec des gardiens de phares. Des récits nous racontent leurs interrogations sur leur devenir avec l’arrivée de l’automatisation des phares. Quelle sensation ce devait être lorsqu’un bateau ayant traversé l’Atlantique après plusieurs semaines entendait la corne de brume annonçant la proximité de la terre ferme! Ou encore la sensation d’apercevoir la lumière de ces guides de la nuit qui devait réchauffer les cœurs des marins. Notre regard se perd au loin. Sont-ce les côtes Bretonnes que nous apercevons ?

Sur la route du retour, nous décidons de réitérer notre expérience de camping sauvage et trouvons un ancien bunker avec deux canons qui avait été construit lors de la seconde guerre mondiale ! Rassurez vous, nous n’avons pas dormi dans le bunker mais bien dans la pelouse située à proximité ! Le temps de manger une bonne omelette et c’est l’heure de partir se coucher bien fatigué par cette première semaine bien remplie !

JOUR 9 : Parc du Forillon – Chandler

Le camping sauvage de la nuit précédente est l’occasion pour nous de tester les douches solaires achetées ! Bon, il est vrai que nous avons un peu triché pour cette première en ajoutant directement de l’eau chaude dans les récipients mais c »était pour tester la pression ! Résultat positif du test : nous pourrons nous laver durant notre trip (ouf!)

Petit retour à la réalité ensuite puisque nous écopons d’une amende (77$) pour avoir camper sans autorisation dans le parc… Le prix n’est pas encore trop élevé puisqu’il équivaut au prix dans un camping haut de gamme !

Pour la suite, direction la ville de Percé située sur la pointe de la péninsule gaspésienne. A peine arrivés, il nous faut embarquer dans un bateau direction l’île Bonaventure. Pour 20$ par personne, nous avons droit à une traversée d’une heure avec passage devant le célèbre Rocher Percé et par la suite à proximité de l’île nous pouvons observer les bancs de phoques ainsi que les colonies de fous de Bassant qui nous offrent un spectacle de voltige et de plongeon impressionnant !
Une fois arrivés à bon port, nous partons pour une randonnée qui fait le tour de l’île… A mi parcours nous sommes au plus près des fous de Bassant, cette colonie d’oiseaux nous impressionne par leur nombre (plus de 50 000 rien que sur l’île Bonaventure!). On n’est pas forcément rassurés d’être si proche de ces oiseaux de plus d’1m50 et qui ont tendance à se pincer le cou rapidement et à chercher la bagarre !

Ile Bonventure - fous de bassant
Ile Bonventure – fous de bassant

Petite anecdote apprise au cours de notre expédition : les fous de Bassant sont très fidèles. Lors de la migration les couples se séparent et se retrouvent chaque année au même endroit de l’île pour se reproduire après avoir passés l’hiver au chaud près de la Floride !

JOUR 10 : Chandler – Matapedia

Bonaventure - le Malin
Bonaventure – le Malin

Au menu du jour, nous avons prévu de descendre la baie des chaleurs, réputée comme une des plus belles baies du monde et s’arrêter au rythme des envies. Le temps est encore une fois beau et chaud et on veut donc éviter des heures de voiture. Un premier arrêt à Bonaventure nous permet d’être aiguillé vers le Malin, rapide en amont de la rivière Bonaventure. Gratuit car en fin de saison et lieu idéal pour un picnic avec un poulet rôti qui vient bousculer les sandwichs habituels. Il ne reste plus qu’à se baigner dans cette eau si claire et fraîche, pas froide, fraîche, la nuance est importante.

On reprend la route vers le Sud et les villages s’enchaînent sans forcément nous taper dans l’œil. On cherche une plage pour se poser mais les petites plages de sables gris ne sont pas transcendantes et on pousse jusqu’à Miguasha pour enfin s’arrêter sous un soleil de plomb. Il y a là-bas un parc national un peu différent des autres puisqu’il est orienté autour des fossiles. Fortement recommandé mais le prix et la présentation qu’on nous en fait ne nous transcende pas, on continue donc notre route vers Matapédia.

Après un passage au Nouveau Brunswick, très américain et assez moche, on met a l’épreuve notre voiture dans des chemins défoncés pour voir un des points de vue de la région (horizon de rêve..) et on s’arrête finalement à un camp de bûcherons aménagé en camping pour y dormir. Les petites bêtes seront nos compagnons pour la soirée avant que la grosse pluie s’abatte sur nous pendant la nuit. La journée de demain était annoncée.

JOUR 11 : Matapedia – Kamouraska

Première journée sous la pluie et on peut dire que tout est tombé sur cette seule journée. On décide donc d’avaler les kilomètres et ça tombe plutôt bien avec les points d’intérêts prévus sur cette portion de l’itinéraire. On essaie malgré tout un arrêt à la réserve faunique de Matane mais elle est fermée car la chasse a repris. Ça ne plombe pas notre moral et on continue jusqu’à Matane puis Rimouski où un petit restaurant italien nous apporte un coin sec au milieu du déluge.

img-20160918-wa0000La seule solution avec un temps pareil, c’est soit de faire un musée soit d’aller boire des bières. La microbrasserie Tête d’allumette se dresse sur notre parcours et c’est donc un arrêt obligatoire. On découvre de nouvelles bières peu commercialisées à tel point qu’acheter une bouteille souvenir coûterait 13$ + 4$ de consigne…on reste sur les pressions sans succomber aux saucissons qui nous narguent sur la table d’à côté ! On trouve un camping à deux minutes et on se paie le luxe de prendre une cabine avec des lits pour sécher un peu les tentes et éviter le déluge qui s’abat dehors. Un vrai matelas c’est quand même pas mal ! Malgré les puces !

JOUR 12 : Kamouraska – Joliette

Le soleil est de retour mais la fin se rapproche doucement et dans le but d’être à 1h de route de Montréal samedi matin, on se dirige vers Trois Rivières pour y manger et en profiter pour visiter un peu la ville que l’on ne connaît pas. Plutôt animée avec une rue remplie de bars et resto, on mange pour moins de 10$ par personne au Bureau de Poste, à faire ! On se dirige ensuite vers les chutes de St Ursule avec une petite balade et baignade à la clé (7,5$ l’entrée). On file vers Joliette pour essayer d’y trouver notre dernier camping. On sent déjà qu’on se rapproche de Montréal, plus de voitures, d’habitations et moins de camping. Mais on finit par trouver et on arrive même à rouvrir la piscine habituellement fermée et inutilisée depuis une semaine…pour preuve les grenouilles se l’était déjà appropriée, ça ne nous arrête pas !

JOUR 13 : Joliette – Montréal

Lever de soleil camping Joliette
Lever de soleil camping Joliette

Dernier lever de soleil, dernier rangement de tente, de matelas, de voiture et on peut terminer ce road trip pour retrouver la ville.

Une grosse journée nous attendait puisque c’était notre dernier jour au Québec et qu’il fallait mettre tout au propre (sens propre comme figuré). Seul le coiffeur sera zappé dans cette journée mais on a pu fêter dignement la fin de notre séjour avec les amis jusqu’au bout de la nuit.

 

Épilogue :

Ces 13 jours ont été intenses mais tellement surprenant à travers les différents paysages et personnes rencontrées. La Gaspésie est définitivement un endroit à visiter au Québec et nous le recommandons à toute personnes passant plus de 2 semaines au Québec. C’était aussi un bon entrainement de road trip pour la suite de l’aventure même si le 4×4 nous offrira plus de place pour la suite. On finit par le mot du visiteur (Juju) et on vous laisse voir en vidéo et photos le résumé de notre périple 🙂

Mot du Juju :

J’étais parti au Québec avec Florian pour rejoindre Damien et Rémi avant leur depart en Amérique latine sans avoir vraiment préparé ce voyage. Je n’étais donc pas préparé à decouvrir autant de bonnes choses sur le Québec car je suis allé de bonnes surprises en bonnes surprises pendant ces 17 jours.

Voici ce que j’en retiens :

– En premier lieu et sans hesitation, la gentillesse et la bonne humeur des québécois.  Leur façon très simple et « sans distance » de communiquer.

– Ensuite, Les paysages très beaux et très variés de la Gaspésie: les parcs nationaux de la Gaspésie, du Forillon et celui de l’île bonaventure qui ont chacun leur caractère et leur beauté sauvage. Ils disposent aussi chacun de nombreuses espèces d’animaux ou de végétaux à vous faire découvrir.

-La quiétude de Montréal qui malgré le fait que ce soit une ville majeure d’Amérique du Nord a réussi à offrir une qualité de vie très appréciable aux Montréalais.

-Le contraste entre le mode de consommation « à l’américaine » et les moyens considérables donnés à la préservation de la nature des canadiens. Le respect de la faune et de la flore dans les parcs nationaux est un exemple à suivre.

Ces 4 points sont les éléments que j’ai le plus appréciés au Québec et il me paraissait intéressant de vous partager.

Musique – Damon Albarn – Mr Tembo

 

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6 Commentaires

  1. ohyeahchantal dit : Répondre

    Superbe reportage ! Cela fait vraiment rêver !
    MERCI !!!!!!!!!!

  2. audrey dit : Répondre

    Sympa la Gaspésie 😉 Bises cousin !!!

  3. Bruno OYER dit : Répondre

    Magnifique clip promotionnel de la Gaspesie, ça nous donne envie de retourner au Canada.
    On prends vraiment plaisir à lire votre reportage qui nous plonge totalement dans votre univers.
    Merci et au plaisir de vous suivre lors de votre prochaine étape au Chili.

  4. Oyer Pascale dit : Répondre

    Toujours émerveillée par vos petits reportages.
    Un grand merci à vous quatre de nous faire découvrir ce merveilleux endroit qui est la Gaspésie.
    Nous attendons la suite avec impatience !!!😜
    Biz biz 😍

  5. zabeth dit : Répondre

    Encore de superbes photos! On a regardé 2 fois la vidéo avec Adam, j’étais aussi ravie que lui de voir les baleines 😉

  6. AMCarlier dit : Répondre

    Super reportage d’une destination incontournable.
    Ce « bout du monde » offre les parcs, la mer, la montagne. L’accueil est toujours de qualité, les baleines et une aurore boréale en sus pour ponctuer le dépaysement : et votre enthousiasme communicatif en prime !

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